Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 15:02

Il y a quelques années, une pub pour la Speed Triple paraissait dans la presse spécialisée. Elle montrait une superbe nana qui se disait d'un air désespéré en regardant la bécane:

« Ah si c'était une femme, je pourrai au moins rivaliser ! »

 

 J'sais pas pour vous, mais ma chère et tendre a de temps à autre le même type de réflexion, du genre : « Je vais me faire greffer des roues » ou encore « au lieu de te parler, je vais faire Vroum Vroum. Au moins tu feras attention à moi. »

 

 Elles sont jalouses !!!

 

 Une solution : il faut les motoriser.

 

 Et hop, une pauvre petite Yamaha SR125 qui ne demandait rien à personne se retrouve dans mon garage ; pécho chez le casseur du coin pour quelques zorros, avec le carton en prime et une mine pas trop décrépite.

 

 

125 = logique elle a pas le permis

Custom = elle préfère ça (elle rêve d'une Harley) et en plus c'est bas et donc plus facile.

Japoniaise = z'avez d'autres solutions ?

 

 Quand je la récupère, elle est toute tristounette, pas reluisante avec une petite bosse sur le résé mais complète, pas trop rouillée ni rayée. La remise en état sera sommaire et que l'essentiel c'est que ça roule.

 

 J'attaque par un nettoyage en profondeur (crasse, cambouis) et elle a déjà une plus belle allure.

 

 Ensuite vient le dérouillage des chromes avec laine d'acier 000 + miror, désoxydation des carters moteur avec de la pâte Autoglym , décrassage du carbu, suppression de l'hideux carter intégral de chaine en plastoc, une bougie neuve, graissage de la colonne de direction qui directionnait plus du tout , vidange moteur et réfection de l'étrier de frein qui grippait.

 

 L'étrier !!! Je pensais qu'avec une marque aussi diffusée, ça irait tout seul. Que nenni !

1 - ils ont pas en stock, faut commander (même la bougie) (en France les stocks sont sur les routes dans les camions = d'où la circulation démente des 40 tonnes sur les routes et autoroutes)

2- les prix sont indexés sur le coût de la vie au Japon (ou alors mon concessionnaire est en train de se faire construire une piscine à mes frais) =

          vis de maintien des plaquettes : 25 euros ! = elle doit être en diamant plaquée or

          kit joint : 20 euros ! (2 malheureux joints toriques)

          piston : 15 euros !

soit un total de 60 euros qui représente 10% du coût de la machine, pour réparer l'étrier !!!

 

 Je ne peux pas faire l'impasse sur les joints, mais je me débrouille pour que ça s'arrête là.

 

 La vis sera remplacée par un bout de stub au bon diamètre fixé d'un coté par un ergot et de l'autre par un fil de fer passé à travers (pour que ça soit démontable).

Le piston sera poli à la laine d'acier 000 et à l'autoglym.

 

 Je ne compte pas les plaquettes (consommable)

 

 Après avoir resserti le câble de compteur sur sa bague filetée, la petite peut enfin prendre la route.

 

 Essai =  Il me semblait avoir acheté le moteur avec l'ensemble ! Ah, oui il est là, bien blotti dans le cadre avec son bruit de crécelle et ses 12 poneys, I am the king of the route 66, à 80 km/h au taquet.

 

 Naaannn, j'me moque, hormis ses amortos pompe à vélo et sa puissance ridicule, c'est un bon petit cheval, surtout pour une débutante. Elle est hyper maniable, très légère, en fait très agréable pour la balade.

 

 Le problème c'est justement la balade,quand je prends la BM. Alors que ma douce moitié cravache la SR dans les tours, moi je me bats avec le ralenti hoqueteux (ça se dit ?) de mon panzer. Pas agréable.

 

 Et là, je me prends à rêver d'une 125 pour jouer dans la même cour qu'elle. La même mais genre Kustom radical en cadre rigide avec commandes avancées.

 

 

Il faudra aussi que je fasse un tour chez le beau-père qui vient de récupérer 2 Honda 125 twin dont une lui sert de banque de pièce mais qui avec un peu de travail pourra de nouveau rouler, à condition de trouver une carte grise !

 

 

Par ted - Publié dans : bmwr60
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 10:14

Le quotidien d’un vieux tréteau est émaillé de petits soucis. Quand on roule avec une ancienne (la brêle, pas la passagère), on s’attend à un petit bruit incongru dans la boite, à un régime moteur qui veut pas faire décoller le compte tour, bref qu’elle nous lâche à tout instant.

 

Pour les bruits bizarres, c’est difficile d’en détecter un nouveau tellement elle »cause » la bête. Mais au final, quand on la connaît bien, on arrive à avoir l’oreille qui frémit au petit tic-tic qui n’était pas là avant.

 

Mais il y a tellement d’autres mésaventures = l’autre jour dans un élan de compassion, je décide de lui changer ses vis platinées. En ½ heure c’était torché et elle ne se fait pas prier pour démarrer. Petit tour dans le village, Ok ça marche. Le pote arrive alors et me propose une petite virée coolos (il est avec sa chère et tendre). Et c’est parti. Bon d’accord, il est monté sur une Morini Corsaro (140 bourrins et 12.5 mkg de couple) mais d’habitude je ne le vois pas disparaître en 2 seconde au premier virage, j’arrive à le garder en ligne de mire (des fois qu’il fasse une erreur je peux lui faire l’intérieur !). Compteur maxi 125/130, hier c’était 165 km/h ! Il a fallu que l’on arrive chez son beau père, un ancien mécano, pour remettre l’avance que j’avais mal calé. Après il a pleuré sa mère l’autre avec son écurie de course !

 

Un autre jour, on roulait en meute (Ouais ! Comme des loups affamés, près à se jeter sur n’importe quelle petite 125 venue pour assouvir nos plus bas instincts), et le pote derrière me fait signe de m’arrêter. J’obtempère et il me montre mes sorties de pots en me disant d’accélérer fort. Hé ben voilà que je pête des flammes ! Longues de 20 cm ! L’effet est méga géant, mais ça ne doit pas être normal. Et un rodage de soupapes à faire, un !

 

Le même jour, j’ouvrais la route et à la sortie d’un village (traversé à 50 comme il se doit) se présente à moi dans toute sa splendeur, un immense S en légère descente avec une visibilité maxi (pas d’arbre ni de buisson ni de talus). GAZZZZZ , j’envoie la purée, je me recule tout en m’aplatissant (c’est plus facile à faire qu’à expliquer) et je me lance dans ce grand toboggan. Je sens la machine agripper la route, je ne fais plus qu’un avec elle, l’angle est sévère et c’est beau, ça passe, c’est bon. Fin des virages, compteur à 160 et de brouzoufs, les autres sont à la ramasse.

 

Les gravillons, grandes discussions, y’en avait, y’en avait pas… Pour moi y’en a quasiment jamais : J’ai des pneus étroits (par rapport à la Morini du pote qui est monté large en pneu sport). Je l’ai essayé la Corsaro 1200 et c’est vrai que tu ressens la moindre petite aspérité et dès qu’un gravillon se présente, t’en mène pas large, en plus faut les faire passer les 12.5 mkg et sur la glisse c’est pas glop! En plus, il faut être malin ; en cas de doute, je pose un pied et je vois si ça accroche ou pas. La plupart du temps, je passe mieux  que les copains dans les coins difficiles (le centre gravité très bas doit y être pour quelque chose).

 

 

Juste en passant, si vous avez l’occasion d’essayer un Corsaro 1200, n’hésitez pas. C’est un truc de ouf (surtout débridé). La poignée de droite a dû être remplacée par un interrupteur On/Off, quand tu freines (oui avec celle-là on freine, le paysage arrive très vite) t’as l’impression que quelqu’un vient de balancer une barre à mine en travers des roues et quand tu en redescends, t’es bon pour une séance de kiné pour te remettre les cervicales. J’avais essayé une 1000 CBR, elle était pas aussi violente que la Morini. Mais bon, c'est un bi et en plus avec une cylindrée unitaire de 600, ça crache méchant à la reprise.

 

 

Bon c’est pas le tout, mais il faut que j’aille essayer de faire frotter les sliders (ils sont encore neufs !)

 

 

P.S. =  la mauvaise foi et l’exagération que vous pouvez trouver dans cette publication est purement imaginaire

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 13:42

La tête du gars… !

 

 

Vous avez remarqué que je cherche toujours à me démerder par moi-même et à vouloir utiliser des recettes qui me sont propres et pas forcément toute faites ni académiques.

 

L’un des soucis que je rencontre souvent, c’est l’incompréhension de mes contemporains devant mon état d’esprit. Il leur parait invraisemblable que je veuille résoudre mon problème ainsi.

Je m’explique : lorsque j’ai voulu réaliser les commandes d’accélérateur de la Bm , 2 solutions se profilaient à l’horizon. 1 - acheter des câbles et des gaines de 90S (qui sont équipées de Dellorto similaires), 2 – créer mes propres commandes Bowden (c’est le vrai nom).

Solution 1 = trop chère, trop long (pas dispo, à commander)

Pour la solution 2 il me fallait trouver une astuce pour avoir des boules aux 2 extrémités =1 dans le boisseau, 1 dans la tirette d’accélérateur d’origine sinon je passais par l’achat d’une poignée Tomaselli et d’un commodo de phare/démarreur, ce qui était hors de question (coût).

 

Chacun sait que les câbles du commerce sont équipés d’une boule à 1 extrémité . Quid de l’autre ? Impossible de couler une boule sur l’extrémité libre (pas l’outillage, pas assez costaud) . Il me fallait trouver de tout petits serres-cables, facile, ça existe aussi. Mais ce montage m’imposait, pour ne pas trop galérer avec les réglages, de passer la boule dans la gaine, d’où le besoin d’une grosse gaine (voir ci-dessous).

 

Conversation =

Moi = Bonjour, monsieur le vendeur, avez-vous de la gaine dans laquelle je puisse passer cette boule ?

Vendeur = c’est pour quel vélo / moto ?

M  (qu’est ce que ça peut lui foutre ?) =c’est pour une moto mais c’est un montage perso, pas d’origine.

V = Vous voulez faire quoi ?.

M (un tantinet énervé) = fabriquer une commande d’accélérateur.

V (obstiné) = Ca ira pas.

M (j’lui ai pas d’mandé son avis mais seulement un bout de gaine) = j’adapterai

V ( après avoir retourné son stock sans avoir pris le diam de la boule) = je vais pas avoir et vous aurez du mal à trouver.

Il voulait peut-être me vendre une commande toute faite de scooter japinois , ça, y connait et il a en stock!

 

Autre exemple, lorsque j’ai demandé , au brave vendeur de pièces tunning du magasin F.. V…, une durit silicone de diam 42 (qui sert habituellement pour raccorder un turbo sur une admission de Clio WRX 16S World Cup Racing Touch’).

La tête du gars quand je lui ai dit que c’était pour mettre des Dellorto sur une Bm de 77 !

Déjà, il a pas compris comment on  pouvait rouler sur une antiquité pareille, ensuite il a cherché dans son catalogue la marque (il a trouvé) et le modèle (là non et pour cause !) j’ai fini par lui expliquer que c’était une moto et là, il voyait pas comment je pouvais monter une durit de voiture sur une moto ! A un moment, il a renoncé à comprendre (ou alors le fusible a grillé quand je lui ai dit que si elle était trop longue je la recouperais) et il a empoigné son téléphone pour commander (il avait pas en stock) pensant que je finirais par lui demander un magnifique aileron comme celui qu’il avait sur sa 306 série spécial Aérospatiale diesel Injectionfullpowerjavanceplusàcausedemesgrossesjantes.

 

Paradoxalement, les plus compréhensifs (ou les moins cons) sont les professionnels qui ne sont pas dans la partie. Le spécialiste du rembourrage de canapé n’a pas paru surpris lorsque je lui ai demandé un bout de mousse pour faire une selle, il m’a même conseillé sur la densité de ladite mousse !

 

Bref, nous vivons dans un monde où l’on doit consommer du tout prêt standardisé (c’est plus facile pour tenir les stocks), où la vraie personnalisation (pas celle où l’on achète l’accessoire spécial qui va bien sur tout, genre fausse prise d’air sur le capot), où l’ouverture d’esprit est une denrée rare et où l’initiative personnelle est découragée.

 

Mais pour éviter de terminer sur un note pessimiste, il ne faut pas perdre espoir car le responsable des pièces détachées chez mon conc’ local a fait d’énormes progrès car après un premier contact dans le style de ce que j’ai décrit plus haut, maintenant on cherche ensemble sur son ordi et parmi les différentes micro fiches la bonne solution voir on va demander ensemble au chef mécano son avis.

 

Et comme disait l’autre « in grosse démerde we trust »

(copyright Gam)

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 13:36

Cultiver « l’ôtentic »

 

Ou l’art de se faire chi…

 

 

Au gré de mes conversations ou de mes pérégrinations sur le net (et ailleurs), je retrouve régulièrement des cultivateurs « d’ôtentic », des amoureux du boulon de 10 d’origine.

 

Pour ceux qui ont suivis l’épopée de ma bm, vous vous êtes aperçu que je prenais des libertés avec les « normes» si tant quelles existent . C’est inhérent au concept café racer bien que dans ce domaine aussi il y a des ayatollas de la tradition !

 

Bien souvent, celui qui restaure une mécanique (moto, voiture…) recherche l’aspect d’origine et même plus, la pièce d’origine. Que l’on soit bien d’accord, même si la pièce provient d’un vieux stock d’époque, elle ne peut en rien être d’origine puisqu’elle se substitue justement à celle d’origine !

 

C’est l’histoire du gars qui change la lame de son couteau puis qui change le manche mais c’est toujours le même couteau !???

 

Comment peut-on être sûr de la conformité de la chose quand on sait que de tout temps les constructeurs ont eu recours à plusieurs fournisseurs pour la même pièce et que par le jeu des options on a toujours pu obtenir quelque chose de personnalisé.

 

Et pourquoi faire traîner une remise en état, une restauration parce que l’on cherche depuis 2 ans La pièce qui va bien ?

 

Soyons raisonnable ! En quoi un boulon neuf, avec toutes les caractéristiques et la fiabilité d’un alliage moderne est moins bien que le boulon utilisé par le mécano de l’époque ?

C’est de la masturbation intellectuelle, de la fierté mal placée, à moins que celui qui cherche ainsi le graal ai peur de terminer ce qu’il a entreprit, n’ai plus à pouvoir justifier sa quête perpétuelle et n’ai finalement plus rien à faire, à dire, à se faire pardonner.

 

C’est valable aussi pour d’autres choses, mêmes les plus visibles. Qui peut honnêtement faire la différence entre une selle , un pot d’échappement ou un réservoir non « d’origine » mais qui a la même forme, la même taille que ce qui devrait être. Idem pour la teinte de la peinture ou les gaines de câble.

 

Bien sûr, il y a les collectionneurs. Ceux qui restaurent (mais plus souvent font restaurer), et qui entreposent leurs « réalisation » bien au chaud et au sec et qui surtout ne l’utilisent pas de peur de l’abîmer. Quand on a payé 10 000 brouzoufs et que l’on s’est fait chi.. pendant 3 000 ans, on a le droit de réagir comme ça, mais pour quel résultat, quel plaisir ?

 

 J’ai une philosophie : une moto, une voiture (valable pour 1 montre, un set d’assiettes, un couteau…) ça doit servir !, et de toute façon ça marchera plus un jour ou l’autre, rien n’est éternel (surtout pas les joints de carters). Si tu fais pas de moto, à quoi ça sert d’en avoir une ?

 

Je ne dit pas de faire n’importe quoi non plus. Il y a quelque temps dans une revue de motos anciennes, j’ai vu une ancêtre affublée d’une magnéto d’époque montée à la crade avec découpe du carter au ciseau à bois qui empêchait de poser le pied à l’emplacement idoine = sous prétexte de faire fonctionner la bécane le proprio s’en était interdit l’utilisation par son montage aberrant.

 

Avec un peu de jugeotte et de logique on peut parfaitement s’en tirer sans être pris pour un débile.

 

Un exemple ?

J’ai voulu monter un double disque sur la BM  :

Le montage d’origine avec des étriers ATE était logique car il n’entraînait pas de modification (axe de roue, colonne de direction…) de plus les pièces sont courantes et pas chères en occas. Les disques d’origine sont soit morts (occas), soit hors de prix (chez le concessionnaire ils doivent les plaquer or avant la vente). La solution est venue d’un équipementier de 2° monte = les disques étaient de bonne qualité (marque connue), pas chers et dispo de suite.

Inconvénients = le perçage n’est pas formé par des trous ronds mais par des fentes et la fixation est flottante.

Franchement, est-ce vraiment si horrible ? Cela dénature-t-il la moto ?

 

En tout cas, ça freine mieux et je le vaux bien.

Par ted - Publié dans : bmwr60
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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /Sep /2006 10:02

Fabiquer une selle.

 

 

 

Le  « cul de selle » étant réalisé, pas question de poser mon postérieur sur la surface dure et rigide (mmh ! Oui ! diraient certains ou certaines) de la fibre de verre .

 

 

 

J’ai retourné la question dans tous les sens et après avoir éliminé les solutions suivantes =

Retailler la selle d’origine (je voulais la garder au cas où)

Adapter une selle d’un autre modèle (recherche trop longue)

J’ai opté pour une réalisation sur mesure et à mes goûts.

 

 

 

La base sera faite en contre plaqué, la mousse (après consultation d’un sellier / trop cher) sera achetée chez un artisan spécialisé dans les canapés, et le skai dans un magasin de tissu.

 

 

 

La fixation devra permettre d’enlever la selle rapidement (accès au coffre) et être solide.

J’ai longuement cherché pour un montage sur charnières et un loquet mais rien ne me satisfaisait.

La solution sera d’utiliser un système de languette / cavalier pour l’avant et des targettes de fixation pour les rampes de phares des voitures de rallye que j’ai déniché chez BPS Rallye (bpsrallye.com rubrique carrosserie et fixations)

 

 

 

L’embase est découpée dans le CP aux cotes du moulage en résine. J’ai ajouté un dosseret collé  (choucroute) avec des renforts afin de rigidifier tout ça.

Le Cp a été allégé par la découpe de trous (allégement + aération de la mousse + décompression de l’air lors de la pose de mon séant sur la dite mousse = moins de déformation du skai)

Avant d’aller plus loin, il est temps de fabrique et de fixer la languette d’aluminium à l’avant.

Dans un bout d’alu de récup (env. 3 à 5 mm d’épaisseur), découper une bande d’environ 5 cm par 3 cm et la visser dans le cp (voir croquis). Il faut aussi fixer les 2 pions des targettes sous la plaque (vis / boulons) et percer le polyester pour le passage de ceux-ci. Les targettes seront rivettées sous le polyester (accès par-dessous le cul de selle)

 

 

 

Le bloc de mousse (la plus dense possible ) est collé (néoprène ) sur la plaque de bois et est dégrossi à la bonne forme avec un couteau électrique pour découper la viande. La finition est faite à la ponceuse et au papier de verre.

 

 

 

La pose du skai est plus délicate car il faut éviter les plis disgracieux et qu’il soit bien tendu sans écraser la mousse.

 

 

 

Avec une agraffeuse murale , on va fixer le skai sous la plaque de Cp à environ avec des agraffes côte à côte à 1 cm du bord . Je fixe d’abord l’avant et l’arrière du simili puis progressivement les cotés en commencant par l’avant tout en évitant les plis et en assurant la bonne symétrie de l’ensemble. On peut se permettre de poser quelques agraffes tous les 3 cm puis après contrôle compléter le dispositif et même en enlever pour corriger le positionnement du skai.

 

 

 

Au niveau des angles vifs (avant et arrière) il faudra découper le skai en biseau pour éviter les sur-épaisseurs. Découper le simili pour le passage de la languette.

 

J’ai terminé le bon ajustage et l’étanchéité du simili par l’application, aux niveau des découpes et des retours, de colle polyuréthane (colle à pare brise / récupération des cartouches usagées chez Carglass = gratuit). J’ai également enduit au niveau des agraffes et du bord du skai.

 

 

 

Il restera à confectionner un cavalier en alu au cote de la languette et fixé sur le polyester ou le cadre .

Voilà, pour environ 60 zorros une superbe selle solide, pratique, réparable …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un inconvénient = la mousse de canapé étant moins dense que de la mousse de selle « traditionnelle », une fois assis, on a plus assez de rembourrage sous les fesses, la mousse se tasse trop. Mais on peut y remédier en ajoutant sous la mousse de canapé une plaque de mousse caoutchouc ou néoprène de 2 à 3 cm beaucoup plus dense et moins sujette à la compression.

 

 

 

Nota = l’ensemble cul de selle polyester + selle perso me fait gagner près de 5 kg sur la selle et le gardeboue d’origine. Pas négligeable !

 

Par ted - Publié dans : bmwr60
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